France - Le dossier médical personnel est né
Après le dossier Pharmaceutique, c’est au tour du Dossier Médical Personnel d’être lancé au niveau national. Les éditeurs, les hébergeurs, les services médicaux, tous les acteurs sont prêts à proposer ce nouveau service, sans précédent.
L’ancienne Ministre de la santé, Roselyne Bachelot, l’annonçait en juillet dernier, aujourd’hui le DMP (Dossier Médical Personnel) est une réalité. Créé en vertu de la loi du 13 août 2004, il constitue une véritable innovation pour les services de santé français. Plus besoin de se déplacer avec son vieux carnet de santé à moitié rempli car vous aviez tendance à l’oublier lors de vos visites chez le médecin.
A présent, tout est centralisé et accessible depuis n’importe quel ordinateur connecté à Internet. Créé à la demande du patient, il le suivra tout au long de sa vie et permet ainsi « le regroupement et le partage entre les professionnels et les établissements de santé des informations jugées utiles à la coordination des soins », comme le précise la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés).
Attention, le DMP ne remplacera pas le dossier papier établi par le médecin traitant, mais permettra d’accélérer le processus de recherche d’informations et par la même de consulter chaque jour un nombre plus important de patients. De plus, étant conçu sur la base du volontariat, il pourra également être supprimé à la demande du client, et « sera alors archivé pendant dix ans, puis supprimé» définitivement, ajoute la CNIL.
Une interopérabilité totale, sans négliger la sécurité
Afin d’être accessible et lisible par tous, les systèmes d’information mis en place devront être interopérables, selon les termes annoncés par l’Asip Santé (Agence des systèmes d’information partagés) le 13 décembre. À ce titre, plusieurs éditeurs ont obtenus une homologation, dont Cegedim, Axilog et Imagine Editions, sachant qu’une centaine d’autres éditeurs devraient en faire de même au cours des prochaines semaines.
Côté hébergement, l’Asip a retenu 15 prestataires, à savoir 2CSI, AAtlantide, Atos Worldline, CARESTREAM, CEGEDIM, Cerner, CIS Valley, EMOSIST-FC, Extelia, GRITA, H2AD, IDS, Orange Business Services, le Syndicat inter-hospitalier de Bretagne et Santéos. Ils devront satisfaire aux exigences de sécurité imposées par la CNIL. À ce titre, le dossier médical personnel sera accessible aussi bien au corps médical qu’au patient au moyen d’un identifiant national de santé. Les médecins devront utiliser leur carte professionnelle pour y avoir accès. Toute consultation et toute modification est enregistrée dans le système afin que tout puisse être rapidement retracé. Pour éviter le piratage des données du patient, elles sont systématiquement chiffrées.
Le 5 janvier prochain, l’Asip communiquera davantage sur ce nouvel outil médical et mettra en ligne un site internet informatif : dmp.gouv.fr.
Il ne reste plus qu’à l’adopter !

